Waprint

chroniques de chroniques

Archive for the ‘actualité’ Category

Brexit et inflation

without comments

Les ventes au détail au Royaume-Uni ont faibli en mai, nouvelle preuve que l’inflation galopante pèse sur le pouvoir d’achat des ménages et nourrit le ralentissement de l’économie avant les négociations sur le Brexit. Selon des chiffres dévoilés jeudi par l’Office des statistiques nationales (ONS), les ventes au détail ont reculé de 1,2% en mai sur un an, tirées vers le bas par l’alimentaire et les biens d’équipement domestique.   Cette baisse est plus forte que celle prévue par les économistes et intervient après une progression de 2,5% en avril, attribuable en grande partie au beau temps.  Le chiffre de mai reflète davantage la tendance à l’oeuvre depuis le début de l’année d’un affaiblissement de la consommation des ménages qui doivent composer avec une forte hausse des prix de nature à comprimer leur pouvoir d’achat.  L’inflation atteint désormais 2,9% en rythme annuel en raison de la chute de la livre depuis un an qui rend plus onéreux le coût des biens importés.  Ce contexte complique la tâche de la Banque d’Angleterre (BoE) qui applique déjà des mesures de soutien à l’économie et devrait opter pour le statu quo à la mi-journée, jeudi, au moment de dévoiler sa décision de politique monétaire.  Les ventes au détail ont souffert en mai d’un recul de 0,9% dans l’alimentaire. Parmi les autres catégories de produits, les ventes de biens d’équipement domestiques ont chuté de 5,7%.  Seul le commerce des carburants est en hausse, de 2,8%, sans quoi le repli des ventes au détail aurait été encore plus lourd.  L’ONS a souligné aussi que sur un an, la progression des ventes au détail en mai n’avait atteint que 0,9%.  « Nous n’avons pas vu une croissance aussi faible depuis avril 2013. La hausse des prix au détail à travers l’ensemble des secteurs est un facteur significatif pour expliquer le ralentissement de la croissance », note Ole Black, statisticien au sein de l’Office.  Les économistes sont dans l’ensemble peu optimistes sur l’évolution de la consommation des ménages, qui a pourtant été jusqu’à présent un des principaux moteurs de la croissance britannique.  « La situation ne va probablement pas s’améliorer. La pression sur le pouvoir d’achat des ménages en raison d’un ralentissement de la hausse des salaires et de la progression des prix des biens et services en est la principale explication », estime James Knightley, analyste chez ING.  Pour Howard Archer, économiste chez EY Item Club, « la fragilité de la confiance des consommateur et la prudence quand il s’agit de réaliser des achats importants pourraient être renforcées par les grandes incertitudes économiques et politiques à la suite des élections générales ».

Written by admin

juin 21st, 2017 at 5:13

Posted in actualité

Réguler les algorithmes

without comments

Quand l’actuelle secrétaire d’État en charge des bidules électroniques qui font pouic et touit, Axelle Lemaire, ne fait pas de rhétorique savante pour distinguer amalgame de discrimination, elle se penche onctueusement sur les petits bidules électroniques que sa charge lui impose pour en découvrir les tenants et les aboutissants et, immédiatement ensuite, proposer de les réguler. Que voulez-vous, c’est plus fort qu’elle et c’est plus fort que tous les politiciens, notamment socialoïdes : dès que ça bouge et que ça fait des choses, pouf, il faut absolument le réguler, puis le taxer, jusqu’à ce que mort s’en suive (après quoi, la compulsion de ces mêmes politiciens les oblige à subventionner ce qui vient de claboter). Et cette fois-ci, l’attention se porte sur les Zalgoritmz pardon « les Algorithmes ». Mot à la fois compliqué et porteur d’un sens quasi mystique dans l’esprit du péquin moyen, signifiant à moitié « truc machin de l’informatique » et à moitié « formule magique permettant d’obtenir un résultat ». Or, Axelle, qui a probablement elle aussi une idée fort confuse de ce que ces bestiaux-là peuvent être, a bien compris qu’il y avait urgence à légiférer : pensez-donc, depuis toutes ces années, « les Algorithmes » s’ébattent et se reproduisent un peu partout, en toute liberté, sans qu’il soit imposé le moindre puçage, la moindre vaccination ni le moindre contrôle. Il faut faire quelque chose, vite ! Cependant, avant d’aller plus loin, essayons d’y comprendre un peu quelque chose : pour faire simple, « les Algorithmes », ce sont donc ces procédés logiques, suites d’instructions permettant d’aboutir à un résultat concret pour, par exemple, déterminer la répartition des lycéens dans les facs après leur bac, les prises en charge et le prix d’une course Uber, les suggestions Facebook, Amazon ou Netflix, etc… Ceci décrit, le besoin d’une régulation saute au yeux : qui n’a pas été, au moins une fois, choqué par le fait qu’Amazon continue de recommander Christophe Maé dans la musique à acheter, causant d’irrémédiables troubles psychologiques dans toute une génération d’adulescents qu’on trouvera ensuite, pleurnichant sur le bord d’une plage, à se demander comment sauver les manchots de l’Arctique et les ours du Kenya ? Plus proche des gens normalement constitués, les algorithmes sont donc ces recettes de cuisine particulièrement complexes qui permettent à Google de trier les recherches et placer plutôt un site qu’un autre en haut de la page (et, par exemple complètement fortuit, plutôt un site anti-IVG que le site officiel du gouvernement, raaah, le méchant). Ce sont aussi ces algorithmes qui permettent aux utilisateurs de Facebook de ne voir majoritairement que les articles et réactions d’autres utilisateurs globalement d’accord avec eux (et qui favorisent donc la création de vilaines « bulles » numériques où chacun est protégé de la propagdes informations officielles vérifiées). Ce sont ces mêmes algorithmes qui autorisent bien plus souvent qu’à leur tour la diffusion d’affreuses rumeurs et autres intox, montrant l’une ou l’autre vérité alternative absolument pas sanctionnée par les pouvoirs en place, qui sèment le doute, la confusion et imposent finalement à tous d’utiliser son esprit critique que la diffusion des informations par les canaux officiels avait pourtant réussi à nettement amoindrir. Et là, vu comme ça, « régulons les algorithmes », l’interjection d’Axelle Lemaire (ou à peu près) ne ressemble plus tant à « Recompilons le kernel » ou « Regénérons les tables de hash » qui semblent si ésotériques : on comprend tout de suite pourquoi le gouvernement (et l’État plus généralement) ont subitement découvert le besoin pressant de bien contrôler tout ça !S’en suivent alors cinq recommandations qu’on pourra lire, éberlué, sur le rapport pondu pour l’occasion (page 6). Entre la création de cellule de contrôle, de plateforme collaborative et un programme de formation « à l’attention des agents opérant un service public utilisant un algorithme », auxquelles sont adjointes les recommandations de développer des réflexions et de la communication sur ces algorithmes, tout semble réuni pour le brouet habituel de fadaises consternantes qui n’aboutiront, Dieu merci, à rien du tout de concret et permettront à la France d’éviter une fois encore le ridicule le plus achevé. Malheureusement, Axelle Lemaire semble vouloir s’y vautrer : la première recommandation vise en effet à tenter de percer la façon dont Google, Facebook ou Amazon construisent leurs réponses, en créant une communauté de chercheurs et d’experts pour tester et deviner « les algorithmes ». C’est, bien évidemment, parfaitement grotesque. La réalité est, d’une part, que cette communauté existe déjà : tout ce que le monde comprend de commerçants, de publicitaires, d’ingénieurs et de « Géo Trouvetout » cherchent déjà, avidement, à percer la façon dont sont positionnés les choix de ces géants du Net, ne serait-ce que pour en tirer un profit évident. On peine à percevoir comment une fine équipe payée par l’État pourrait faire mieux (mais on voit bien combien elle va nous coûter pour des résultats anecdotiques voire comiques).

Written by admin

février 22nd, 2017 at 1:19

Posted in actualité

Total investit dans le gaz

without comments

Le groupe français Total a annoncé mardi avoir déboursé 207 millions de dollars pour acquérir 23% de la société américaine Tellurian, afin de développer conjointement un projet gazier allant de la production à la livraison de gaz naturel liquéfié. « Cet investissement à un stade précoce dans Tellurian nous donnera l’opportunité de potentiellement renforcer notre portefeuille GNL (gaz naturel liquéfié) à moyen et long terme grâce à un projet qui bénéficiera d’un coût très compétitif », a souligné Philippe Sauquet, directeur général de la division gaz, énergies renouvelables et électricité de Total, cité dans un communiqué. Fondée cette année à Houston (Texas, sud des Etats-Unis), Tellurian s’est spécialisée dans des projets de liquéfaction et d’exportation de gaz naturel. La société a conclu un accord de fusion avec Magellan Petroleum en août, une opération qui devrait se finaliser au premier trimestre 2017. Le projet que Total souhaite développer avec Tellurian irait « de la production de gaz à prix compétitif aux États-Unis jusqu’à la livraison de marchés internationaux depuis le terminal de liquéfaction du Driftwood LNG », détaille le communiqué. La construction de ce terminal, situé en Louisiane (sud des Etats-Unis), devrait débuter en 2018 pour une entrée en production en 2022. Total, qui a produit 10,2 millions de tonnes de GNL en 2015, a pour objectif de doubler sa capacité de liquéfaction à horizon 2020 pour parvenir à environ 20 millions de tonnes par an.

Written by admin

février 22nd, 2017 at 1:19

Posted in actualité

Livop ou l’autpartage réussi

without comments

Livop utilise un système technologique embarqué qui permet l’ouverture et la fermeture, le démarrage du moteur, la localisation des voitures et de leurs membres, ainsi que l’établissement du nombre de kilomètres parcourus et du temps d’utilisation du véhicule de manière automatique. Les personnes qui ont besoin d’une voiture pour quelques heures, une journée, ou un week-end s’inscrivent sur le site, reçoivent la carte Livop, qui leur permet l’accès aux voitures équipées dans toute la France, après réservation préalable sur l’interface web. Les smartphones équipés de la technologie RFID peuvent également servir pour déverrouiller la voiture, la démarrer, sans avoir besoin ni des clefs du propriétaire ni d’établir un contact physique avec lui. Tout se passe par internet et sms, et le règlement des locations passe par un service bancaire sécurisé. Livop prend 40% de commission à chaque réservation, et fixe lui-même le prix de location en ayant recours à une grille de tarifs en fonction du type de véhicule, de son année de première immatriculation, etc. De son côté, Koolicar propose également un système basé sur un boitier à placer dans la voiture des particuliers. La société Koolicar a établi un partenariat avec la MAIF, concernant l’assurance et l’assistance. L’entreprise a récemment levé 2,6 millions d’euros auprès du groupe d’assurance, afin d’accélérer son développement. Début mai 2015, Livop a été racheté par son concurrent Drivy57 qui a intégré l’ensemble de ses adhérents, de ses équipes et de ses véhicules mis en partage dans son offre. Par ce rachat, Drivy cherche à se doter de la technologie des boîtiers et à construire une meilleure interface entre les clients et les offreurs de véhicules. Concernant la location « sans boîtier », l’acteur le plus emblématique reste Drivy, anciennement Voiturelib’, principal acteur européen après le rachat en avril et mai 2015 de Livop, Buzzcar et Autonetzer en Allemagne. Pour le moment, le service fonctionne grâce à un site internet et à une application mobile permettant aux utilisateurs de publier leurs annonces, d’indiquer les disponibilités des véhicules ainsi que l’adresse où il se trouve. La mise en contact avec le propriétaire ainsi que la facturation passent par le site mais propriétaires et locataires doivent se rencontrer pour la remise des clés et l’état des lieux de la voiture. Ils effectuent les mêmes formalités au retour du véhicule. À terme, Drivy ambitionne d’intégrer les technologies sans contact pour permettre aux utilisateurs d’être moins contraints par les formalités et pense faciliter ainsi la location des véhicules58. D’ailleurs, depuis mai 2015, l’entreprise propose un « contrat de location sur mobile », c’est-à-dire, un contrat de location entièrement dématérialisé qui viendra remplacer le contrat papier aujourd’hui utilisé. Reste Ouicar (ex-zilok Auto) positionné sur le même créneau que Drivy et qui propose un service de simulation d’économie pour les offreurs, et Deways, site de location qui permet aux habitants d’un même quartier, d’une même ville ou encore à des collègues ou des amis, de se louer leurs véhicules. Au-delà de l’aspect marchand, Deways cherche à créer un esprit communautaire autour des locations en offrant la possibilité de discuter ou d’échanger des « bons plans » sur le site. A lire sur Les plus belles voitures.

Written by admin

janvier 10th, 2017 at 1:26

Posted in actualité

Tagged with , ,

Le salaire de base

without comments

Selon des données dévoilées par le ministère du Travail, l’indice du salaire mensuel de base (SMB) dans le secteur privé a augmenté de 0,5% au 1er trimestre, malgré une inflation nulle. Comme son nom l’indique, le SMB est un salaire brut, avant déduction des cotisations sociales et versement des prestations sociales. Il ne prend en compte ni les primes, ni les heures supplémentaires. Ainsi, sur un an, dans les entreprises de 10 salariés ou plus (hors agriculture et emplois publics), il a augmenté de 1,2%. L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) a progressé, comme le SMB, de 0,5% sur trois mois, mais sa hausse est légèrement inférieure sur un an (+1,1%).En outre, la durée hebdomadaire collective moyenne du travail des salariés à temps complet est restée stable à 35,6 heures au 31 mars.

Written by admin

novembre 29th, 2016 at 3:55

Posted in actualité

Tagged with , ,

Elu et politique

without comments

Au sein du gouvernement, c’est Axelle Lemaire qui avait lancé la pique lors de l’arrivée à Bercy de son tout nouveau ministre de tutelle?: « il n’est pas élu ». C’était une façon de borner le territoire d’un “collègue” que l’on pressentait très envahissant. Depuis – c’était le 20?août 2014 –, Emmanuel Macron, parachuté quasiment en direct de l’Élysée aux commandes de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, l’intitulé de son portefeuille, a fait la démonstration que ce n’est pas un handicap. Il est même devenu, selon les sondages, le “ministre favori” des Français. Cette position a été acquise avant tout grâce à l’exercice d’un ministère de la parole “soigneusement libérée”. Son langage s’apparente à un consensus du bon sens sur les 35?heures ou sur la liberté d’entreprendre. “Vous êtes le seul intelligent de la bande”, était-il interpellé sur les Champs-Élysées par une salariée “qui a besoin de travailler” et à qui, il est vrai, la loi Macron I facilite la tâche. Alors qu’est-ce qui explique qu’un ministre ‘non-élu’ perce dans les sondages et acquiert une aura de compétence?? Le fait d’avoir, comme Emmanuel Macron, un itinéraire de technocrate, voire de banquier d’affaires, doublé d’un passage à l’Élysée?? Il n’est pas le premier dans ce cas. Non, la marque Macron vient de son sens de la provocation?: “je n’ai pas envie être député en 2017, c’est le cursus honorum d’un ancien temps”, a-t-il lâché. Autrement dit, le ministre de l’Économie semble opposer l’homme libre qui agit pour le bien commun à l’élu local prisonnier d’intérêts particuliers. “Le ministre de l’Économie semble opposer l’homme libre qui agit pour le bien commun à l’élu local prisonnier d’intérêts particuliers” Pour ce faire, il refuse a priori de régulariser sa situation par l’onction d’un suffrage universel synonyme d’attache partisane. Mais les faits sont têtus?: en démocratie, cette voie est sans issue. La légitimité de l’exécutif tient au préalable de l’élection. Ce qui n’interdit en rien de gouverner ensuite au nom de l’intérêt général?! Emmanuel Macron devra se plier à cette “formalité”, ou bien son avenir sera celui d’un Attali bis. En apparence, vu de Bercy, cette nécessité n’a pas lieu d’être. La Ve?République permet au président de la République de choisir pour ministres des non-élus. Ils sont réputés représenter la société civile. Michel Rocard, Premier ministre, avait obtenu de François Mitterrand la nomination d’un industriel comme ministre de l’Industrie. Valéry Giscard d’Estaing confia à Raymond Barre, dépourvu de tout mandat électoral, le ministère du Commerce extérieur. Plus récemment, Jacques Chirac désigna du jour au lendemain comme Premier ministre Dominique de Villepin, son propre secrétaire général à l’Élysée, qui n’avait jamais vu l’ombre d’un panneau électoral. “Avant, sous la IVe?République, la confusion des genres entre gouvernement et parlementaires était la règle. Le général de Gaulle y a mis un terme en décidant d’inscrire dans la Constitution de 1958 la stricte séparation entre les fonctions de parlementaires et de ministres” C’est la conception gaullienne des institutions qui a fait éclore un tel changement de perspective. Avant, sous la IVe?République, la confusion des genres entre gouvernement et parlementaires était la règle – sans exception. Le général de Gaulle y a mis un terme en décidant d’inscrire dans la Constitution de 1958 la stricte séparation entre les fonctions de parlementaires et de ministres. C’est une fenêtre d’opportunité dont bénéficie, un demi-siècle plus tard, Emmanuel Macron.

Written by admin

juillet 19th, 2016 at 11:12

Posted in actualité

Quand Poutine divise

without comments

Il y a chez Vladimir Poutine une part de mystère savamment entretenue qui rend souvent peu lisibles ses motivations profondes. Une part cachée, enfouie au plus profond de son passé, celui du lieutenant-colonel du KGB au temps de l’effondrement de l’Union soviétique. Il y a chez Vladimir Poutine, maître judoka et adepte de la gonflette, un penchant pour l’action, un goût de l’aventure, une propension à masquer ses propres faiblesses et, surtout, une terrible envie d’occuper la scène, surtout si elle est internationale et surtout si elle est désertée par ses homologues. Car on pourra tout dire sur Vladimir Poutine. Que c’est un cynique. Un nostalgique d’un monde bipolaire. Un soutien indéfectible des dictateurs, si odieux soient-ils. Qu’il est mû par l’instinct de revanche. Qu’il prend des risques inconsidérés. Qu’il n’hésite pas à mettre en péril la paix dans le monde. Mais ce qu’on ne peut pas retirer au maître du Kremlin, c’est son habileté politique. Celui qui était hier encore ostracisé, mis au ban des nations après l’agression russe en Ukraine, s’est soudainement replacé au milieu du jeu diplomatique. Renouant avec les relations historiques de l’Empire russe et du Moyen-Orient, Vladimir Poutine mène la danse. A l’ONU et dans le ciel syrien. Diviseur dans l’âme, il envoie ses Mig bombarder tantôt Daech, tantôt les rebelles du régime de Bachar El-Assad, semant le trouble dans l’unité fragile de l’Occident. Une fois de plus, le caporal-chef Obama est pris au dépourvu : déjà disqualifié en 2013 pour ne pas avoir su faire respecter en Syrie les fameuses lignes rouges qu’il avait lui-même fixées, le président américain vient de perdre le peu de crédibilité internationale qui lui restait. Une fois encore, l’Europe tergiverse. Et une nouvelle fois Poutine jubile. « On ne peut comprendre la Russie par la raison, ni la mesurer en mètres usuels. Elle a son caractère à elle : la Russie, on ne peut que croire en elle », disait le diplomate russe du XIXe Fiodor Tiouttchev*. La Syrie, elle, s’enfonce dans une guerre dont personne ne voit l’aboutissement. Car l’internationalisation du conflit est une très mauvaise nouvelle pour tous. Y compris pour la Russie.

Written by admin

mars 15th, 2016 at 4:58

Posted in actualité

Tagged with , ,

Non à l’avortement, oui au port d’armes…

without comments

« Non à l’avortement, oui au port d’armes ». Les débats aux États-Unis peuvent être déroutant pour les Européens. Ici des anti-avortement « pro-life » devant la Cour suprême des Etats-Unis, le 5 octobre 2015. »Non à l’avortement, oui au port d’armes ». Les débats aux États-Unis peuvent être déroutant pour les Européens. Ici des anti-avortement « pro-life » devant la Cour suprême des Etats-Unis, le 5 octobre 2015. Sur Instagram, un illustre anonyme américain propose d’imposer les mêmes lois aux hommes voulant acheter une arme qu’aux femmes désirant avorter. Le résultat est édifiant. « Et si on traitait tous les jeunes hommes voulant s’acheter une arme comme sont traitées les femmes désirant avorter? ». La proposition ne vient pas d’un politique, d’un intellectuel ou d’un journaliste américain, mais d’un illustre inconnu, Roonpdx, sur son compte Instagram. Quelques jours après la tuerie du campus universitaire d’Umpqua et en pleine campagne présidentielle, le message du jeune homme, repéré par TTSO, sonne autant comme un plaidoyer anti-arme que pro-avortement. La démonstration est saisissante. Selon l’auteur, pour se procurer une arme, un jeune homme doit « attendre obligatoirement 48h [avant d’avoir l’arme entre les mains NDLR], obtenir une autorisation parentale, une lettre du médecin traitant assurant qu’il comprend bien ce qu’il va faire, regarder une vidéo préventive sur la violence et les armes et faire une échographie anale (et pourquoi pas?) », détaille Roonpdx. « Il faudrait aussi, dans chaque État, ne laisser qu’un seul magasin d’armes et fermer tous les autres pour forcer le jeune homme à voyager sur plusieurs centaines de kilomètres, à poser un jour de congé et à passer la nuit dans une ville inconnue. Et (pour se rendre enfin au magasin), il faudrait encore qu’il traverse une foule de personnes hostiles qui brandissent des photos de proches tués par des armes à feu, qui le traitent de meurtrier et le supplie de renoncer à son achat », poursuit-il, avant de conclure: « En fait, ça serait beaucoup plus logique de faire ça avec les jeunes hommes et les armes qu’avec les femmes et les centres de santé, non? Parce qu’on n’a jamais vu une femme ayant avorté massacrer une salle remplie de personnes en quelques secondes, si? » Pour appuyer son propos, l’auteur se laisse aller à quelques caricatures. Les 48 heures d’attente existent déjà en ce qui concerne le port d’armes dans certains États. En Floride, la loi impose même un délai de 3 jours entre l’achat et la remise d’une arme. Quant à la sonde anale, il s’agit d’une référence à une affaire qui avait défrayé l’actualité américaine en 2013. À l’époque, le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, avait voté une nouvelle législation anti-avortement qui imposait une échographie à toutes femmes voulant avorter. « Une loi qui les aidera à prendre leur décision en connaissance de cause et qui protégera leur santé physique et mentale », avait alors justifié l’élu. La loi précisait également que « l’échographie peut être vaginale ou abdominale ». « J’aimerais vraiment beaucoup mettre une sonde anale au Gouverneur Walker à chaque fois qu’il doit prendre une « décision en connaissance de cause », avait alors répondu, furieuse, l’humoriste Sarah Silverman. Reste que le discours de Ronpdx fait principalement référence à des lois bien réelles. L’échographie est obligatoire dans une dizaine d’États. Conduire des heures pour avoir accès à une clinique pratiquant l’avortement n’est pas non plus une caricature, particulièrement dans les États dirigés par des Républicains. Selon le Guttmacher Institute, un organisme de recherche qui fournit des statistiques sur le contrôle des naissances et l’avortement, 87% des comtés du pays n’ont pas de médecin qualifié pour pratiquer l’avortement. Et l’autorisation parentale pour les mineurs -parfois des deux parents- est demandée dans 21 États. La stigmatisation des femmes avortant, « les personnes hostiles », évoquées dans le message de Ronpdx, est également une réalité. De nombreuses américaines en ont témoigné récemment sur les réseaux sociaux grâce au hashtag #ShoutYourAbortion [Parlez haut et fort de votre avortement, NDLR]. Les femmes qui ont lancé la campagne sont maintenant menacées de mort.

Written by admin

mars 15th, 2016 at 4:57

Posted in actualité

Tagged with , ,

De la philosophie du groupe

without comments

J’ai été amené à m’écarter de l’ordre fixé, par la crainte de ne pouvoir, si je continuais à suivre cet ordre, exécuter l’oeuvre qui est le terme de la série. Des avertissements, répétés dans ces dernières années à des intervalles plus rapprochés et avec plus de clarté, m’ont appris que je pouvais être définitivement privé de mes forces,–en supposant même que ma vie se prolonge,–avant d’avoir achevé la tâche que je m’étais marquée à moi-même. Cette dernière partie de la tâche est celle pour laquelle toutes les parties précédentes ne sont, à mon avis, qu’une préparation. Remontant à l’année 1842, mon premier essai,–des lettres sur La sphère propre du gouvernement,–indiquait vaguement que je concevais l’existence de certains principes généraux de bien et de mal dans la conduite politique; depuis cette époque, mon but final, poursuivi à travers tous les buts prochains que je me suis proposés, a toujours été de découvrir une base scientifique pour les principes du bien et du mal dans la conduite en général. Manquer ce but, après avoir fait pour y arriver des travaux si considérables, serait un malheur dont je n’aime pas à envisager la possibilité, et j’ai à coeur de le prévenir, sinon complètement, du moins en partie. De là l’avance que je prends. Bien que cette première division de l’ouvrage qui termine la Philosophie synthétique ne puisse, naturellement, contenir les conclusions particulières à établir dans l’ouvrage entier, elle les implique cependant, de sorte que pour les formuler avec rigueur il suffit de recourir à une déduction logique. J’ai surtout à coeur d’esquisser cet ouvrage final, si je ne puis l’achever entièrement, parce qu’il y a un pressant besoin d’établir sur une base scientifique les règles de la conduite droite. Aujourd’hui que les prescriptions morales perdent l’autorité qu’elles devaient à leur prétendue origine sacrée, la sécularisation de la morale s’impose. Il est peu de désastres plus redoutables que la décadence et la mort d’un système régulateur devenu insuffisant désormais, alors qu’un autre système plus propre à régler les moeurs n’est pas encore prêt à le remplacer. La plupart de ceux qui rejettent la croyance commune paraissent admettre que l’on peut impunément se passer de l’action directrice qu’elle exerçait et laisser vacant le rôle qu’elle jouait. En même temps, ceux qui défendent la croyance commune soutiennent que, faute de la direction qu’elle donne, il n’y a plus de direction possible: les commandements divins, à leur avis, sont les seules règles que l’on puisse connaître. Ainsi, entre les partisans de ces deux doctrines opposées, il y a une idée commune. Les uns prétendent que le vide laissé par la disparition du code de morale surnaturelle n’a pas besoin d’être comblé par un code de morale naturelle, et les autres prétendent qu’il ne serait pas possible de le combler ainsi. Les uns et les autres reconnaissent le vide; les uns le désirent, les autres le redoutent. Le changement que promet ou menace de produire parmi nous cet état, désiré ou craint, fait de rapides progrès: ceux qui croient possible et nécessaire de remplir le vide sont donc appelés à faire quelque chose en conformité avec leur foi. A cette raison spéciale je puis en ajouter une autre plus générale. Il est résulté un grand dommage de l’aspect repoussant ordinairement donné à la règle morale par ceux qui l’exposent, et l’on peut espérer d’immenses avantages si on la présente sous l’aspect attrayant qu’elle a lorsqu’elle n’est pas déformée par la superstition et l’ascétisme. Si un père, donnant avec sévérité de nombreux ordres, les uns nécessaires, les autres inutiles, aggrave son austère surveillance par une manière d’être tout à fait antipathique; si ses enfants sont obligés de s’amuser en cachette; si, en se détournant timidement de leurs jeux, ils ne rencontrent qu’un regard froid ou même un froncement de sourcils, fatalement l’autorité de ce père ne sera pas aimée, sera peut-être haïe, et l’on ne cherchera qu’à s’y soustraire le plus possible. Au contraire, un père qui, tout en maintenant avec fermeté les défenses nécessaires pour le bien-être de ses enfants ou celui d’autres personnes, non seulement s’abstient de défenses inutiles, mais encore donne sa sanction à tous leurs plaisirs légitimes, pourvoit aux moyens de les leur procurer et regarde avec un sourire d’approbation leurs ébats, un tel père est presque sûr de gagner une influence qui ne sera pas moins efficace dans le temps présent et le sera en outre d’une manière durable. L’autorité de chacun de ces deux pères est le symbole de l’autorité de la morale comme on l’a faite et de la morale comme elle devrait être. En lire plus sur Voyage Groupe.

groupe

Written by admin

décembre 21st, 2015 at 4:23

Posted in actualité

Tagged with , ,

Mort du père des Talibans

without comments

Hamid Gul, ex-chef du renseignement à Islamabad, était un maître du double jeu entre les Etats-Unis et les islamistes. Le hasard, ou l’ironie de l’histoire, a voulu qu’Hamid Gul, 79 ans, ex-chef du renseignement pakistanais, décède d’une hémorragie cérébrale ce week-end à Muree, une ville proche d’Islamabad où s’est tenue début juillet une rencontre entre talibans et représentants du gouvernement afghan. Nul doute qu’Hamid Gul connaissait les émissaires talibans. Il avait contribué à la naissance de leur mouvement au milieu des années 90 et y conservait des relais au plus haut niveau. Ses contacts remontaient en réalité aux années 80. A l’époque, les moudjahidine luttent contre l’Armée rouge qui a envahi l’Afghanistan. Hamid Gul, chef de l’Inter-Services Intelligence (ISI) de 1987 à 1989, participe à leur formation, leur transmet armes et argent fournis par la CIA et l’Arabie saoudite. Après le retrait soviétique, certains moudjahidine deviendront talibans. D’autres rejoindront Al Qaeda. Surnommé «le père des talibans», Hamid Gul est, lui, resté influent. Son rôle ne se limitait pas à apparaître dans des émissions de télévision comme ancien chef des renseignements adepte des théories du complot – il affirmait que les Juifs étaient responsables des attentats du 11 septembre 2001 – et partisan d’une guerre contre l’Inde. Si l’on en croit les télégrammes révélés par Wikileaks en 2010, il a œuvré dans l’ombre durant plus de vingt ans. Il aurait rencontré régulièrement des commandants talibans et d’Al Qaeda, y compris pour planifier des attaques, la seule condition étant qu’ils ne visent pas le Pakistan. En échange, il leur promettait de ne rien faire pour les chasser de leurs fiefs et de leurs camps d’entraînement des zones tribales du Waziristan. Il avait également conservé des liens avec Gulbuddin Hekmatyar, le chef du Hezb-i Islami, et Jalaluddin Haqqani, du réseau du même non. Les deux commandent des milliers d’hommes qui ont combattu l’Otan en Afghanistan et continuent à lutter contre la police et l’armée afghanes. Ces liens illustrent le double jeu du Pakistan. Officiellement allié des Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme, il laisse certains responsables des services de renseignement aider l’insurrection afghane pour éviter que l’Inde n’accroisse son influence en Afghanistan. Obnubilés par l’hypothèse d’un conflit armé avec le voisin indien, ils considèrent que l’Afghanistan doit rester un possible territoire de repli. New Delhi soupçonne par ailleurs Hamed Gul d’avoir instauré une politique d’aide aux jihadistes actifs au Cachemire. Les Etats-Unis sont également persuadés que c’est Hamid Gul qui a prévenu en 1998 Oussama Ben Laden de l’imminence de frappes américaines le visant en Afghanistan. Le chef d’Al Qaeda, qui venait d’organiser les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, s’échappa quelques heures avant que les missiles de croisière ne soient tirés. Islamabad a toujours nié qu’Hamid Gul, officiellement en retraite, continuait en réalité à travailler pour les services de renseignements. Mais face à l’exaspération de Washington qui menaçait de couper son aide financière, Pervez Musharraf, président du Pakistan de 2001 à 2008, avait admis qu’il était possible que d’anciens membres de l’ISI soutiennent l’insurrection afghane. Sans prononcer le nom d’Hamid Gul qui a, lui, toujours nié.

Written by admin

décembre 21st, 2015 at 4:19

Posted in actualité

Tagged with ,