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Un verre à pied

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Tout récemment, je me suis rendu à un cours d’oenologie à Bordeaux carrément passionnant. L’oenologue a en effet tenu à nous prouver à l’aide d’un simple exercice le rôle que peut exercer le verre dans une dégustation. Il a failli déclencher un soulèvement en début de séance, parce que chacun d’entre nous pensait qu’il nous présentait des vins différents. Alors qu’en fait, il s’était contenté de servir le même vin à chacun… dans des verres très différents. Si vous prenez du vin avec pour seul objectif de vous désaltérer à table, le verre que emploierez n’a que peu d’intérêt. En réalité, vous pouvez tout à fait employer un gobelet jetable. D’ailleurs, j’utilise ce genre de verres de ce genre pour partir en vacances (parce que les verres à pied, dans les bagages, ce n’est pas franchement pratique). Pour autant, il y a vin et vin. Et les grands vins requièrent véritablement des verres sur pied pour être savourés correctement. Si vous avez des doutes, dégustez donc le même vin dans deux ou trois verres de formes différentes. Vous aurez l’impression de déguster deux ou trois vins de qualité différente ! En clair, pour déguster un vin millésimé en compagnie de votre chef de service (que vous avez invité en espérant une promotion prochaine), les verres à pied sont indispensables. Ce n’est pas une simple lubie : un bon vin se déguste vraiment mieux dans un verre conçu pour. Vous pouvez comparer les verres à des téléviseurs, en fait. Une télé cathodique du siècle dernier vous permet de voir un film, de la même manière que n’importe quel verre peut servir de contenant. Mais si vous prêtez attention à la qualité de l’écran, vous n’apprécierez pleinement le film que si vous avez une télé plus récente, dotée des dernières avancées technologiques ! Il en va de même pour les verres à vin : c’est seulement dans des verres de qualité que vous pouvez apprécier tous les arômes d’un vin. Si ça vous intéresse, voilà le site par lequel je suis passé pour ce cours d’oenologie: pour ma part, j’ai été conquis.

boire

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septembre 1st, 2017 at 9:37

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Le chalenge de l’alimentation

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Répartir la valeur, rétablir la confiance et répondre aux attentes de consommateurs: le Premier ministre Edouard Philippe a exhorté les professionnels de l’alimentation à relever ces défis durant les Etats généraux de l’alimentation dont il inaugurait jeudi les travaux. « Certains les qualifieraient de faiblesses. Je préfère le mot de défis. Une faiblesse, ça se constate, ça se déplore, ça se compense. Un défi, ça se relève », a déclaré le Premier ministre après avoir cité Fernand Braudel et « La terre qui meurt » de René Bazin. Concernant la répartition de la valeur, « je ne suis pas là pour désigner des coupables, mais pour trouver des solutions. Pas des solutions de court terme en attendant la prochaine crise, mais des solutions pérennes, dans le cadre de relations commerciales normales. L’Etat ne peut pas et ne doit pas se substituer au marché », a-t-il indiqué. La question de la confiance a deux visages car il faut la rétablir « entre les acteurs, comme on dit pudiquement », mais aussi avec les consommateurs. « Je n’ai ni la prétention, ni la naïveté de faire table rase du passé. Je pense simplement qu’une discussion, franche, directe, difficile mais honnête vaut mieux que de mauvais compromis noués sur fond de défiance », assure-t-il. Mais pour cela il faut jouer collectif, selon le Premier ministre. « S’il y a une chose que la mondialisation a changé, c’est qu’on ne peut plus combattre en ordre dispersé. Il faut s’organiser ». Or, « notre efficacité collective laisse à désirer », estime-t-il. Vis-à-vis des consommateurs, « on sait que moins le risque est élevé, plus sa survenue paraît scandaleuse (…) et qu’il faut des mois, voire des années » pour reconquérir leur confiance « à la suite d’une crise », a-t-il insisté. Edouard Philippe a donc conseillé aux filières alimentaires de « supprimer les boîtes noires et autres angles morts qui suscitent inutilement la méfiance », alors que, « bien souvent, il n’y a d’ailleurs rien à cacher! » Enfin, le Premier ministre a jugé qu’il était nécessaire de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs quand elles s’inscrivent dans la durée car « ces tendances correspondent à des secteurs de niche, en forte croissance. Elles créent de la valeur ». « Dans cette démarche, l’Etat est une partie prenante parmi d’autres. Une partie éminente, incontournable, mais une partie parmi d’autres », a encore déclaré M. Philippe, en rappelant leur responsabilité aux parties prenantes dans ces Etats généraux.

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juillet 28th, 2017 at 5:33

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Brexit et inflation

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Les ventes au détail au Royaume-Uni ont faibli en mai, nouvelle preuve que l’inflation galopante pèse sur le pouvoir d’achat des ménages et nourrit le ralentissement de l’économie avant les négociations sur le Brexit. Selon des chiffres dévoilés jeudi par l’Office des statistiques nationales (ONS), les ventes au détail ont reculé de 1,2% en mai sur un an, tirées vers le bas par l’alimentaire et les biens d’équipement domestique.   Cette baisse est plus forte que celle prévue par les économistes et intervient après une progression de 2,5% en avril, attribuable en grande partie au beau temps.  Le chiffre de mai reflète davantage la tendance à l’oeuvre depuis le début de l’année d’un affaiblissement de la consommation des ménages qui doivent composer avec une forte hausse des prix de nature à comprimer leur pouvoir d’achat.  L’inflation atteint désormais 2,9% en rythme annuel en raison de la chute de la livre depuis un an qui rend plus onéreux le coût des biens importés.  Ce contexte complique la tâche de la Banque d’Angleterre (BoE) qui applique déjà des mesures de soutien à l’économie et devrait opter pour le statu quo à la mi-journée, jeudi, au moment de dévoiler sa décision de politique monétaire.  Les ventes au détail ont souffert en mai d’un recul de 0,9% dans l’alimentaire. Parmi les autres catégories de produits, les ventes de biens d’équipement domestiques ont chuté de 5,7%.  Seul le commerce des carburants est en hausse, de 2,8%, sans quoi le repli des ventes au détail aurait été encore plus lourd.  L’ONS a souligné aussi que sur un an, la progression des ventes au détail en mai n’avait atteint que 0,9%.  « Nous n’avons pas vu une croissance aussi faible depuis avril 2013. La hausse des prix au détail à travers l’ensemble des secteurs est un facteur significatif pour expliquer le ralentissement de la croissance », note Ole Black, statisticien au sein de l’Office.  Les économistes sont dans l’ensemble peu optimistes sur l’évolution de la consommation des ménages, qui a pourtant été jusqu’à présent un des principaux moteurs de la croissance britannique.  « La situation ne va probablement pas s’améliorer. La pression sur le pouvoir d’achat des ménages en raison d’un ralentissement de la hausse des salaires et de la progression des prix des biens et services en est la principale explication », estime James Knightley, analyste chez ING.  Pour Howard Archer, économiste chez EY Item Club, « la fragilité de la confiance des consommateur et la prudence quand il s’agit de réaliser des achats importants pourraient être renforcées par les grandes incertitudes économiques et politiques à la suite des élections générales ».

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juin 21st, 2017 at 5:13

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Parabole

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Dernièrement, je suis allé à Miami où j’ai fait une activité complètement folle : je me suis en effet essayé au vol parabolique. Et pour cela, j’ai embarqué sur un avion G Force One, un avion de ligne ordinaire dont on a enlevé les fauteuils au centre pour les déplacements en gravité zéro. Quelques 40 personnes étaient présentes pour vivre ce vol étrange. Après un exposé rappelant les règles de sécurité, nous avons décollé, et pris notre mal en patience jusqu’à ce que l’appareil atteigne l’altitude exigée pour faire ses paraboles. Enfin, le pilote nous a invités à rallier la zone de free-floating : la première parabole allait commencer… Nous nous sommes sagement installés sur le sol rembourré, pas tout à fait rassurés en dépit de tous les conseils qui nous avaient été donnés. Pour simuler l’apesanteur sur Terre, ça n’a rien de bien compliqué, sur le papier : l’avion doit juste s’élever et redescendre d’un coup ; lorsqu’il est en haut de sa parabole et se met à chuter, on a droit à un petit moment de micro-gravité de 22 secondes. Et le Boeing opérant 15 paraboles au cours du vol, ça donne tout de même pas moins de 330 secondes à zéro G, au final ! Mais parlons concret. Lorsque l’avion commence à grimper, on se retrouve soudain écrasé au sol : c’est la phase d’hypergravité : on pèse brusquement 140 kilos ! Ensuite, le pilote annonce l’injection : on est tout en haut de la parabole et on s’élève dans les airs, en apesanteur. Un truc de dingue ! Partout autour, chacun s’adapte comme il peut à ce nouvel univers : certaines personnes s’accrochent pour ne pas perdre pied, d’autres remuent les bras dans la cabine dans l’espoir de maîtriser leurs déplacements… Bref, c’est le chaos. La voix du pilote claironne alors qu’on va retrouver la gravité dans un instant : les 22 précieuses secondes sont déjà passées ! On subit alors une nouvelle fois une gravité deux fois plus forte que celle à laquelle on est habitués sur Terre. Puis c’est le retour à la normal… pour quelques minutes, du moins ! Ce n’est qu’au bout de deux ou trois paraboles qu’on peut enfin se laisser aller. Plutôt que de passer du sol au plafond, on entreprend de flotter sans rien à se raccrocher. Et c’est tout bonnement surnaturel, comme sensation ! Si cette expérience vous intéresse, ce n’est pas la peine de peser le pour et le contre : faites-le, c’est tout. Voici le site où j’ai trouvé mon vol, si vous voulez vous faire votre propre opinion ! Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste du vol en apesanteur.

zerog

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mai 30th, 2017 at 11:46

Le régiment immortel

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L’action commémorative «Régiment immortel», consacrée à ceux qui ont combattu les troupes hitlériennes pendant la Seconde Guerre mondiale, aura lieu pour la première fois cette année dans la République serbe de Bosnie (en Bosnie-Herzégovine). Le 9 mai, l’action « Régiment immortel », née en Russie, aura lieu pour la première fois à Banja Luka, ville de Bosnie-Herzégovine et capitale de l’entité de la République serbe de Bosnie. La manifestation est appelée à réunir les gens sur la base de valeurs humanitaire universelles. Pour le Président de la République serbe de Bosnie Milorad Dodik, le Régiment immortel revêt une importance particulière. Banja Luka et le peuple serbe en général ont beaucoup souffert durant la Seconde Guerre mondiale, car ils ont pris le parti des antifascistes. L’un des plus grands camps de concentration nazis, le Jasenovac, était situé à proximité de Banja Luka, a-t-il raconté à Rossiïskaïa gazeta. D’après des historiens, plus de 500 000 Serbes ont été torturés à mort à Jasenovac. Aussi, ce peuple rejette-t-il l’idéologie nazie et apprécie donc la venue dans son pays de l’action russe qui vise à rendre hommage à ceux qui ont combattu les envahisseurs hitlériens entre 1939 et 1945, selon M. Dodik. À l’heure actuelle, des tentatives sont faites pour minimiser les souffrances du peuple serbe et falsifier les faits historiques, estime le président. Il est donc surtout important d’empêcher la réhabilitation du nazisme et de ses complices. Il importe de mettre en relief les valeurs humanitaires et de réunir les hommes en vue de contrer le néonazisme, toujours selon lui. Dans ce contexte, le Régiment immortel acquiert une importance primordiale et contribue à rappeler aux gens l’histoire telle qu’elle est et à faire face aux nouveaux mouvements ayant une idéologie similaire au nazisme qui naissent dans le monde, y compris l’islam radical, a estimé Milorad Dodik.

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mai 12th, 2017 at 5:01

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Chuck Berry, une vie tourmentée

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Chuck Berry savait animer comme personne un concert avec sa fameuse assurance scénique. Le père du rock’n’roll est mort à l’âge de 90 ans dans le Missouri. La légende laisse derrière elle des fans éplorés, mais aussi une face sombre de sa vie, assez méconnue du grand public. L’artiste était un homme tourmenté qui a fait plusieurs années de prison au cours de sa longue carrière musicale. Chuck Berry a 18 ans en 1944. Et des rêves de grandeur qu’il n’a pas encore traduits musicalement. Accompagné de ses amis, il braque un magasin. Arrêté très vite par la police, il passe plus de trois ans de sa vie dans une maison de redressement dans l’Indiana. Voici venu le temps pour lui de s’assagir. Il multiplie les participations éphémères à des formations musicales et des petits boulots. Il sera notamment garçon coiffeur et gardien dans une station de radio. Ce n’est qu’en octobre 1961, soit trois ans après avoir gravé Johnny B. Goode sur disque, qu’il est rattrapé par la justice. Après avoir engagé Janice Norine Escalanti, une apache qui devait travailler comme serveuse dans son club dans le Missouri. Elle n’a que 14 ans. La jeune fille a accusé le rockeur d’avoir voulu la prostituer. Pour sa défense, le chanteur affirme qu’elle lui a menti et lui a fait croire qu’elle était majeure. Peine perdue: Berry est condamné à vingt mois de prison ferme et doit verser 5.000 dollars d’amende. La légende du rock affirme que cette condamnation est due en partie au racisme du juge. Un magistrat qui n’hésite pas à utiliser le mot «nègre» durant le procès. Circonstances aggravantes, dans le passé, Berry a déjà été arrêté en voiture en compagnie de jeunes femmes blanches. Inacceptable alors dans l’Amérique de la ségrégation. En 1979, Chuck Berry est de nouveau confronté à la justice américaine. Cette fois, il est accusé d’avoir dissimulé plusieurs centaines de milliers de dollars au fisc. Cette fois, le chanteur ne se défend pas. Au contraire, il plaide «coupable» devant le jury. Et repasse ainsi par la case prison pour purger une peine de 120 jours. Ce n’est pas la fin de ses ennuis car il doit également rembourser plus de 200.000 dollars d’impôts non payés. À cette litanie de déboires judiciaires, s’ajoutent les plaintes de certaines femmes, clientes ou non de son établissement. Elles l’accusent en effet d’avoir placé des caméras dans les toilettes de son restaurant, «The Southern Air». Chuck Berry aurait espionné deux cents femmes. Même si les charges ont été abandonnées, le rockeur a quand même versé plus de 1,2 million de dollars aux plaignantes. Pendant toute sa carrière, le père du rock’n’roll a essayé de dissimuler sinon d’amoindrir toutes ces affaires. «Les gens se trompent complètement. Je ne suis pas allé en prison. C’est ce qui se dit dans les grands journaux. Mais si vous lisez la presse locale, vous verrez que j’ai été acquitté», aurait affirmé la star dans une interview publiée en 1972. Pourtant dans son autobiographie, sortie à la fin des années 80 et intitulée sobrement Chuck Berry (Harmony Books), le chanteur parle, comme le remarque fort justement notre consœur Claire Rodineau dans SFR news, de ses années en prison «comme une période d’apprentissage». Avant de conclure: «Dans sa cellule, seul avec sa guitare, il y aurait écrit un grand nombre de chansons, et notamment son fameux titre, Promised Land.»

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avril 11th, 2017 at 3:15

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Les prix alimentaires stagnent, et c’est bien.

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Bonne nouvelle pour les consommateurs confrontés à une inflation plus élevée car la hausse des prix alimentaires internationaux semble s’être bloquée grâce à la chute des marchés du sucre et de l’huile végétale. Le journalisme mondial de haute qualité exige des investissements. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a déclaré que son indice des prix alimentaires de mars a diminué de 2,8 pour cent par rapport au mois précédent, bien qu’il soit encore 13 pour cent d’avance sur l’année précédente. À l’exception de la viande, les produits alimentaires de l’indice ont diminué, le sucre ayant diminué de 11 pour cent de février au niveau le plus bas depuis mai 2016. Les huiles végétales ont également reculé avec l’affaissement de l’huile de palme et de soja. La FAO s’attend à une autre bonne récolte en 2017, à l’exception des phénomènes météorologiques défavorables dans les régions en croissance, avec une production céréalière de 2,6 milliards de tonnes, juste en dessous du record de 2016. Les chefs de commerce de l’agriculture ont déclaré au Financial Times Commodities Global Summit le mois dernier que les principaux marchés alimentaires devaient rester trop approvisionnés pour les prochaines années. A lire en détail sur Cours de cuisine.

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avril 6th, 2017 at 4:39

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Taxer les robots pour financer la protection sociale

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Le candidat à la primaire PS Benoît Hamon propose de financer son revenu universel notamment par la taxation des robots. Mais l’idée, actuellement étudiée au Parlement européen, pose encore aujourd’hui plus de questions qu’elle n’en résout. Et si les robots finançaient la protection sociale? La proposition n’émane pas d’un scénario de film de science fiction mais du très sérieux Parlement européen. Sa commission juridique a adopté jeudi un rapport de l’eurodéputée Mady Delvaux évoquant la création d’une « taxe robot ». La mesure se veut une réponse à la révolution numérique. L’idée est de prélever des cotisations sur les robots qui tendent à remplacer les emplois peu qualifiés, afin d’assurer le financement de la protection sociale. Le rapport du Parlement propose ainsi d’obliger les entreprises à « notifier l’étendue et la part de la contribution de la robotique à leurs résultats financiers, à des fins de fiscalité et de calcul des cotisations sociales ». Avec l’idée sous-jacente de taxer les gains générés par ces machines. Candidat à la primaire à gauche, Benoît Hamon a repris cette idée à son compte afin de financer son « revenu universel ». « Il faut une fiscalité qui se fonde non pas sur le nombre de travailleurs qu’il y a dans notre entreprise, mais sur la richesse créée », théorisait l’ancien ministre de l’Education dès le mois d’octobre. A première vue, l’idée semble frappée au coin du bon sens. La révolution numérique transforme en profondeur l’économie mondiale. Selon l’OCDE, 9% des emplois présentent un risque élevé d’automatisation. Un constat partagé par le Conseil d’Orientation pour l’Emploi, qui évalue à 10% la part des emplois menacés par la robotisation. Le financement de la sécurité sociale étant assise sur les salaires, pourquoi ne pas taxer les machines qui remplacent les hommes en leur accordant un « salaire fictif »? Les économies salariales effectuées par les entreprises ne devraient-elles pas servir à financer la protection sociale? Si la mesure semble relever d’une certaine logique, elle est loin de faire l’unanimité. Et pour cause: sa raison d’être prête à discussion. Dans l’esprit de ses concepteurs, la « taxe robot » est un antidote à une économie engagée dans une course effrénée à supprimer des emplois humains. Mais ces bouleversements technologiques sont également créateurs d’emplois. Dans son étude, l’OCDE évoque des « estimations » indiquant que « chaque emploi créé par le secteur de la haute technologie entraîne la création d’environ cinq emplois complémentaires. » Cette révolution pourrait-elle être en réalité être bénéfique sur le front de l’emploi? Impossible de répondre à cette question, tant les études contradictoires se succèdent. Mais l’histoire peut fournir un élément de réflexion. « La robotisation n’est qu’un un prolongement de la mécanisation observée depuis la Révolution industrielle, indique à L’Express Xavier Timbeau, directeur du département Analyse et Prévision de l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE). L’histoire de l’humanité a montré que la mécanisation démultiplie les possibilités d’emplois et non l’inverse. Une société rurale crée moins de travail qu’une société urbaine. » Une analyse partagée par l’économiste Michel Volle, qui fustige une idée « rétrograde et bêtement conservatrice ». « La France est aujourd’hui beaucoup moins automatisée que l’Allemagne, avec des robots plus vieux. L’Allemagne a pourtant moins de chômeurs que nous », glisse à L’Express ce spécialiste des systèmes d’information, co-président de l’institut de « l’iconomie ». Un avis partagé notamment au PS par Arnaud Montebourg.

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mars 13th, 2017 at 12:59

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Un bon film

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Comme dirait une certaine pub, c’est une vraie bonne nouvelle : maintenant, les policiers et gendarmes, dès lors qu’ils procèdent à des contrôles d’identité, doivent activer des caméras-piétons, dans 23 zones de l’Hexagone déterminées par le ministère de l’Intérieur. Ces zones comprennent des ZSP à Paris intra muros, en petite et grande couronne, de même que des départements comme les Alpes-Maritimes.
Ce n’est à ce jour qu’une expérience, qui est soit dit en passant examiné par le Conseil d’Etat. Mais c’est en soi un grand pas en avant. Ce procédé est systématisé depuis plusieurs années dans de nombreux pays, et a carrément prouvé son rôle. L’objectif de ces enregistrements est de calmer les esprits au moment d’une intervention : les représentants de l’ordre peuvent ainsi montrer qu’ils ont respecté les règles, et les citoyens peuvent avoir la preuve s’il se passe quelque chose. Le dispositif est donc en théorie utile à tous. Qui plus est, ces caméras permettent de ne pas devoir taper le détail de chaque intervention au clavier, ce qui devrait réduire drastiquement la part administrative. Si vous avez déjà vu un policier devant un ordinateur, vous voyez sans doute de quoi je parle !A l’issue de l’année, les forces de l’ordre offriront un rapport soupesant l’influence de cette procédure sur le déroulement des contrôles d’identité. Si ce système est généralisé, des scandales tels que celui du jeune Théo le mois dernier devraient donc ne plus être possibles. Voilà au moins une chose qu’on ne retirera pas à ce quinquennat. Cela dit, le dispositif d’enregistrement n’est pas automatique. Mais ce serait vraiment tendre le bâton pour se faire battre.

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mars 10th, 2017 at 8:10

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Réguler les algorithmes

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Quand l’actuelle secrétaire d’État en charge des bidules électroniques qui font pouic et touit, Axelle Lemaire, ne fait pas de rhétorique savante pour distinguer amalgame de discrimination, elle se penche onctueusement sur les petits bidules électroniques que sa charge lui impose pour en découvrir les tenants et les aboutissants et, immédiatement ensuite, proposer de les réguler. Que voulez-vous, c’est plus fort qu’elle et c’est plus fort que tous les politiciens, notamment socialoïdes : dès que ça bouge et que ça fait des choses, pouf, il faut absolument le réguler, puis le taxer, jusqu’à ce que mort s’en suive (après quoi, la compulsion de ces mêmes politiciens les oblige à subventionner ce qui vient de claboter). Et cette fois-ci, l’attention se porte sur les Zalgoritmz pardon « les Algorithmes ». Mot à la fois compliqué et porteur d’un sens quasi mystique dans l’esprit du péquin moyen, signifiant à moitié « truc machin de l’informatique » et à moitié « formule magique permettant d’obtenir un résultat ». Or, Axelle, qui a probablement elle aussi une idée fort confuse de ce que ces bestiaux-là peuvent être, a bien compris qu’il y avait urgence à légiférer : pensez-donc, depuis toutes ces années, « les Algorithmes » s’ébattent et se reproduisent un peu partout, en toute liberté, sans qu’il soit imposé le moindre puçage, la moindre vaccination ni le moindre contrôle. Il faut faire quelque chose, vite ! Cependant, avant d’aller plus loin, essayons d’y comprendre un peu quelque chose : pour faire simple, « les Algorithmes », ce sont donc ces procédés logiques, suites d’instructions permettant d’aboutir à un résultat concret pour, par exemple, déterminer la répartition des lycéens dans les facs après leur bac, les prises en charge et le prix d’une course Uber, les suggestions Facebook, Amazon ou Netflix, etc… Ceci décrit, le besoin d’une régulation saute au yeux : qui n’a pas été, au moins une fois, choqué par le fait qu’Amazon continue de recommander Christophe Maé dans la musique à acheter, causant d’irrémédiables troubles psychologiques dans toute une génération d’adulescents qu’on trouvera ensuite, pleurnichant sur le bord d’une plage, à se demander comment sauver les manchots de l’Arctique et les ours du Kenya ? Plus proche des gens normalement constitués, les algorithmes sont donc ces recettes de cuisine particulièrement complexes qui permettent à Google de trier les recherches et placer plutôt un site qu’un autre en haut de la page (et, par exemple complètement fortuit, plutôt un site anti-IVG que le site officiel du gouvernement, raaah, le méchant). Ce sont aussi ces algorithmes qui permettent aux utilisateurs de Facebook de ne voir majoritairement que les articles et réactions d’autres utilisateurs globalement d’accord avec eux (et qui favorisent donc la création de vilaines « bulles » numériques où chacun est protégé de la propagdes informations officielles vérifiées). Ce sont ces mêmes algorithmes qui autorisent bien plus souvent qu’à leur tour la diffusion d’affreuses rumeurs et autres intox, montrant l’une ou l’autre vérité alternative absolument pas sanctionnée par les pouvoirs en place, qui sèment le doute, la confusion et imposent finalement à tous d’utiliser son esprit critique que la diffusion des informations par les canaux officiels avait pourtant réussi à nettement amoindrir. Et là, vu comme ça, « régulons les algorithmes », l’interjection d’Axelle Lemaire (ou à peu près) ne ressemble plus tant à « Recompilons le kernel » ou « Regénérons les tables de hash » qui semblent si ésotériques : on comprend tout de suite pourquoi le gouvernement (et l’État plus généralement) ont subitement découvert le besoin pressant de bien contrôler tout ça !S’en suivent alors cinq recommandations qu’on pourra lire, éberlué, sur le rapport pondu pour l’occasion (page 6). Entre la création de cellule de contrôle, de plateforme collaborative et un programme de formation « à l’attention des agents opérant un service public utilisant un algorithme », auxquelles sont adjointes les recommandations de développer des réflexions et de la communication sur ces algorithmes, tout semble réuni pour le brouet habituel de fadaises consternantes qui n’aboutiront, Dieu merci, à rien du tout de concret et permettront à la France d’éviter une fois encore le ridicule le plus achevé. Malheureusement, Axelle Lemaire semble vouloir s’y vautrer : la première recommandation vise en effet à tenter de percer la façon dont Google, Facebook ou Amazon construisent leurs réponses, en créant une communauté de chercheurs et d’experts pour tester et deviner « les algorithmes ». C’est, bien évidemment, parfaitement grotesque. La réalité est, d’une part, que cette communauté existe déjà : tout ce que le monde comprend de commerçants, de publicitaires, d’ingénieurs et de « Géo Trouvetout » cherchent déjà, avidement, à percer la façon dont sont positionnés les choix de ces géants du Net, ne serait-ce que pour en tirer un profit évident. On peine à percevoir comment une fine équipe payée par l’État pourrait faire mieux (mais on voit bien combien elle va nous coûter pour des résultats anecdotiques voire comiques).

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février 22nd, 2017 at 1:19

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